Sarauniya Joan, Députée de l’État de la Diaspora Africaine, en Martinique.

J’ai créé ce blog « l’Élite Noire » afin de partager avec les afro-descendants du monde entier, parents, professionnels de l’éducation, participants de la société enfantine mes projets, mes actions réalisées et mes chantiers en cours portés entre-autre par des acteurs martiniquais dans ce grand ensemble organisationnel qu’est l’État de la Diaspora Africaine.

source : http://www.africandescentrights.org/reunion-regionale-pour-lafrique-sur-la-decennie-internationale-des-personnes-dascendance-africaine/

QU’EST-CE-QUE L’ÉTAT DE LA DIASPORA AFRICAINE ? L’État de la Diaspora Africaine est l’organisation politique de la 6ème région de l’Union Africaine. Une organisation incroyablement innovante puisqu’elle est une structure étatique. Un état ? Mais oui, pourquoi pas ! C’est de l’ambition d’un petit noyau d’hommes et de femmes et sous l’initiative audacieuse de Monsieur Louis Georges Tin que cette structure a vu le jour.

 

EST-CE UN NOUVEL ESPOIR ? POURQUOI ? Oui parce que d’une part, la diaspora n’est pas considérée comme concernant uniquement les africains nés sur le continent et migrant dans d’autres parties du monde. Elle prend en compte également leurs enfants nés dans ces contrées depuis une ou plusieurs générations, y compris celles issues de la déportation, à la traite négrière. Cette spécificité permet à la diaspora de peser lourd parce qu’elle est nombreuse, et de se faire entendre auprès de l’Afrique continentale.

source : https://www.entreprendre.cm/diaspora-africaine-la-sixieme-region-dafrique/  

D’autre part, la diaspora est représentée dans tous les pays du monde. Elle n’a donc pas de territoire propre à elle. Mais étrangement, sa force se trouve dans le fait de ne posséder aucun territoire physique. C’est bizarre, oui. Mais n’oublions pas que les hommes, les peuples dans l’épopée des civilisations, ont toujours combattu pour l’acquisition de territoires. Et jusqu’à ce jour, on exproprie ou contrôle des communautés pour la richesse de leur territoire. Eh bien, pour le coup, nous ne mènerons pas ce type de combat. Ne pas avoir de territoire et être éparpillés dans toutes les contrées du monde autour de l’Afrique, signifie occuper un tout autre type de territoire : la toile.

LE WORLD WIDE WEB COMME TERRITOIRE

L’araignée et sa toile dans la spiritualité de l’Égypte antique, sont la représentation de la divinité « Isis ». A partir de la Méthode Kuma de Maître Dibombari Mbock, voyons comment aborder le groupe de mots « toile d’araignée » à partir des langues africaines.

ARAIGNÉE
Bassa (Cameroun) : lìɓòβòl Duala (Cameroun) : dibobe
Bikele (Cameroun) : èbùb Éwondo (Cameroun) : abob
Duma (Gabon) : lìbùbì Bukusu (Tanzanie) : βùβì

La racine commune pour cette série qui présente le nom de l’araignée dans certaines langues de la zone dite bantoue est *b(o)b. Cette racine correspond au copte bhb (bêb) ou bhbe (bêbe) « trou », « caverne », « antre », « nid ». Cette relation explique pourquoi plusieurs mythes en Afrique Noire associent l’image de l’araignée à la femme, l’idée de « caverne » connotant les parties féminines. De plus, on observe qu’en bassa lìɓòβòl « araignée » est homophone de lìɓòβòl « voûte céleste », tout comme en duala nous avons dibobe « araignée » et dibobe « voûte céleste », le firmament ou la voûte céleste étant associé à la femme, à travers la déesse Nout, dans les descriptions iconographiques égypto-nubiennes.

TOILE D’ARAIGNÉE
Ciluba (Congo) : bukòndò « filet », « toile d’araignée »
Kituba (Congo) : konde « toile d’araignée »
 Vili (Congo) : konde « filet », « tissu à mailles » (ex : konde dia fwifa « filet pour poissons », konde dia nsassi « filet pour gazelles »), « rêts », konde-konde « petit filet »

Le nom de la toile d’araignée est identique au nom du siège, l’emblème d’Isis. 

SIÈGE
Bassa (Cameroun) : konda
Mbo’o Cameroun) : kòndó
Mwahed (Cameroun) : kòndé

En bassa, konji désigne la vierge. Le lingala présente ngondo « vierge », une relation qui facilite le lien entre le siège et la déesse Isis.

Fin d’exposé https://www.youtube.com/channel/UCnsbirb-5kLfP7DKWPExZmQ/videos

VOILA UNE NOUVELLE STRATÉGIE. Les compatriotes « anti-babylon sytème » seront assurément réfractaires à une telle vision. Je veux leur dire, qu’après avoir défendu corps et âmes nos territoires et nos familles, après avoir pratiqué l’assimilation de force ou de gré pour survivre, après avoir expérimenté la marginalité , après avoir réclamé l’égalité, voici une autre stratégie afin d’aboutir. Le programme de l’État de la Diaspora Africaine (SOAD -en anglais) présente plusieurs projets réalisables via la maîtrise d’utilisation du web. Nos activités professionnelles doivent être tant que faire ce peut adaptées aux outils numériques. Et l’ensemble des actions doivent communiquer entre elles. Cette stratégie nous garantit une position de force.

Ainsi, en ce siècle de la technologie numérique, « la déesse Isis », soit la toile d’araignée www, nous permet de :

-ne pas être expropriés

-ne plus être déportés, abusés

-fixer nos règles qui ne peuvent être considérées comme hors la loi par les autres gouvernements

-déterminer nos objectifs communs selon nos besoins

-réaliser nos projets, sans tenir compte des lois de nos lieux d’habitations

-être libres de nos mouvements

-nous rapprocher les uns des autres

-nous mettre à niveau en terme de connaissances historiques pour tous (toutes classes sociales, tous âges…)

ET LA MARTINIQUE… Dans ce vaste espace de possibilités qu’offre la toile, la Martinique, circonscription à laquelle je suis rattachée, doit faire parler d’elle au-delà des mers. Elle doit continuer à être un pilier de l’histoire africaine. Il lui faut valoriser ses personnalités, son artisanat, son histoire, son art, son potentiel économique, ses performances sportives, ses luttes, ses penseurs, ses espoirs, son peuple sur l’étendard de la diaspora africaine élevé sur la toile. Étant encore une colonie sur le plan politico-économique, elle est libre sur le plan numérique. Et les portes lui sont ouvertes pour son développement et sa valorisation au sein de la diaspora.

POURQUOI AI-JE ACCEPTE UNE TELLE MISSION ? Les fonctions de député orientent les résultats et assurent le changement. C’est pourquoi je veux moi-aussi être une pierre à cet édifice qui s’érige vers la liberté. C’est pour l’élite noire, disséminée dans le monde entier, une opportunité à saisir afin de se lever d’une seule voix, se donnant les moyens de le réaliser, face à l’élite dominante.

POURQUOI CE NOM ? Seuls les grands font l’histoire. Ce sont les seuls qui mobilisent les masses. Ils deviennent les étoiles qui guident dans la nuit ceux qui sont encore en chemin. Mais qu’est-ce qu’un grand ? C’est celui qui se démarque par son ingéniosité, son talent, ses pensées. C’est celui dont on se souviendra, à la fois de ses défauts et de ses qualités. C’est celui qui vit dans le futur, un visionnaire. C’est celui que l’on a du mal à comprendre mais une fois compris on honore ses exploits. C’est celui dont les œuvres ou les propos se font remarquer. C’est celui qui accomplit des choses folles sans peur et avec une ténacité persévérante. Quelque soit son niveau social, son âge, son secteur d’activités, ses moyens utilisés, ses méthodes appliquées, son sexe, ses croyances, c’est celui sur qui l’on compte.

La diaspora africaine doit donc mettre en exergue son élite d’aujourd’hui. Elle doit la soutenir, l’aider à se construire, la défendre, l’éprouver, l’honorer. Car nous devons redevenir une civilisation puissante. De cette élite, constituée de grands et de petits, je veux surtout œuvrer à l’identification et l’émergence des petits.

MES AXES DE TRAVAIL. Dès à présent et durant ces quatre années restantes de mandature avant les élections, je travaille à échanger avec vous via ce blog, sur la mise en place de projets à l’échelle internationale, parfois à partir de modèles martiniquais ou d’autres, en liaison avec le continent mère. Je m’attelle à quatre orientations d’intervention : « l’ethno »-éducation pour l’enfant noir, l’enfant noir dans le système économique, l’enfant noir de la diaspora et l’Afrique et l’enfant noir dans la nature.

A mes côtés, Monsieur Garcin MALSA m’accompagne dans cette importante tâche.

QUELLES SONT DONC LES PREMIÈRES ÉTAPES A ACCOMPLIR ? L’État de la Diaspora Africaine est à la fois un outil de développement et un support d’unification, nous légitimant par rapport aux autres nations, afin d’aboutir à la renaissance. C’est pourquoi nous vous invitons à :

1- consulter les programmes de l’État sur son site internet https://thestateofafricandiaspora.com/

2- déposer votre demande de carte d’identité https://thestateofafricandiaspora.com/citizenship/

3- vous inscrire à ce blog « l’Élite Noire » pour être informé et pouvoir vous impliquer dans les actions menées par la circonscription de la Martinique, selon vos compétences et vos possibilités.

En devenant citoyen de l’État de la Diaspora Africaine, accédez à tous les droits qu’il offre et tous les devoirs qu’il requiert.

Je vous souhaite donc la bienvenue, nouveau citoyen de l’État de la Diaspora Africaine.

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